Edito : Parce qu’on doit sacraliser les medias traditionnels !

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Le fait est marquant et « choquant » aux yeux des défenseurs de médias traditionnels (TV, radio, presse écrite ou en ligne). Désormais en Guinée, une catégorie de journalistes a pris en otage les réseaux sociaux (Facebook en particulier) pour y pratiquer leur métier avec insistance.

Ça serait une analyse rétrograde de dire que l’on ne devrait pas se servir des réseaux sociaux. D’ailleurs, le journaliste moderne ne devrait pas s’en passer. Il suffit de faire un tour sur Tweeter pour savoir combien de fois les medias s’en servent pour informer. Mais de quelle manière ?

Nous sommes plus d’un milliard d’utilisateurs du réseau social Facebook dans le monde. D’où toute la nécessité d’y figurer, pour être plus lu, écouté ou vu. Pour atteindre un maximum de personnes de nos jours les réseaux sociaux constituent un tremplin.

En outre, nombreux observateurs militent aujourd’hui pour la sauvegarde de nos medias traditionnels. Les premières conséquences de la migration ont entrainé la quasi disparition de la presse écrite. Le papier se raréfie. Les cibles des médias ont aussi, de plus en plus moins de considérations pour les médias de façon générale.

Au fait,  la presse se désacralise peu à peu. Si l’on ajoute à cela le ‘’journalisme facebook’’, nous nous tendons tout droit vers l’extinction de la presse.

En Guinée, ce phénomène (journalisme facebook, ndlr) prend une allure inquiétante. De plus en plus de journalistes relevant des médias traditionnels ont érigé domicile sur Facebook. Ils y publient des articles sur des faits de société [pas des liens d’articles de presse en ligne, plutôt un texte publié directement sur la plateforme], des informations à chaud, des tribunes et opinions… Ce processus là devrait inquiéter, puisqu’il contribue de la plus belle des manières à désacraliser les médias traditionnels.

Mais ce qu’il y a de pire, c’est le business que cela crée. Le ‘’journaliste facebook’’, n’a aucune retenue à faire des éloges pour des personnalités publiques (Hommes d’affaires, ministres, cadres de l’administration publique…). Oubliant que la notoriété dont il bénéficie pour avoir des followers sur Facebook, provient des preuves faites dans son média traditionnel d’origine.

A l’allure où vont les choses, en Guinée, très bientôt, les medias sociaux prendront le dessus sur ceux traditionnels. Un véritable danger, quand on sait que la priorité sur la toile c’est de donner l’information le premier, sans se soucier de la recouper ou de la vérifier. Ce qui est l’essence même de la presse.

Alpha Mady, touralphamady224@gmail.com

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