Dr Dansa Kourouma CNOSC-G sur la crise à la Cour Constitutionnelle : “C’est la plus haute instance du pays qui est en crise,… »

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Ce jeudi 20 septembre 2018, une délégation de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a rendu visite au Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne. L’objectif de cette visite était d’échanger sur la crise qui sévit au sein de la Cour Constitutionnelle.
Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG qui a conduit cette délégation a appelé toutes les forces vives de la nation à se donner les mains en vue de trouver une solution de sortie à cette crise
« La solution à laquelle nous pensons c’est celle où tous les fils du pays devraient se donner les mains pour essayer de trouver la solution qui convient le mieux par le respect du droit évidemment. Donc nous comptons voir les plateformes des sociétés civiles des partis politiques et essayer de voir tous ceux qui comptent dans ce pays pour qu’on puisse se retrouver et qu’on puisse échanger et qu’on puisse donner des messages hauts, forts et clairs pour vraiment garantir la stabilité de notre pays », a-t-il lancé.


Dr Dansa Kourouma pour sa part, ne trouve aucune objection à cette idée. Pour lui, de tels débats entre acteurs politiques et société civile devraient permettre de minimiser les risques d’une transition qui pourrait être s’avérer violente pour la Guinée.
« Et le contexte de notre pays, il faut le reconnaître, rend difficile un certain nombre de choses. Mais nous ne devons pas être découragé par ces difficultés, nous devons les transcender. Nous avons une opinion publique qui est très sensible et nous avons un contexte politique ou les choses ne se prononcent pas selon les règles de l’art. Sinon c’est tout à fait normal que les acteurs politiques et la société civile se concertent. Je reconnais que l’opposition républicaine a toujours sollicité une telle plateforme de rencontre. Les partis politiques ont leurs problèmes, la société civile a ses problèmes. Mais en Guinée, les problèmes ont les mêmes causes, ont les mêmes sources mais ils ne se manifestent pas de la même manière. C’est le manque de confiance qui est créé entre les guinéens. Ce manque de confiance a atteint un seuil où il y a de la méfiance entre tout le monde… Quand les membres de la société civile se rencontrent il y a la méfiance, et les partis politiques autant. Ça fait que toute tentative pour aider ce pays à sortir la tête de l’eau souffre d’une traversée du Sahara. Ça ce n’est pas à l’avantage de notre pays, ça n’aide pas notre démocratie. Même notre génération, c’est pas à notre avantage », a estimé le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne.
Selon le président du CNOSC-G, il faudrait élargir le cadre d’échange à d’autres partis politiques « on peut élargir même le cadre à d’autres formations politiques parce que les problèmes qui se passent à la cour constitutionnelle, si nous sommes des patriotes ne doivent laisser personne dormir. C’est la plus haute instance du pays qui est en crise. Ça veut dire que c’est le soubassement de la République qui est en train de trembler. Alors là si le soubassement tremble, le reste de la maison va s’écrouler. Donc une fois encore on est conscient de cela, même si le débat n’est pas facile, parce que j’ai remarqué en Guinée que c’est le plus souvent ceux qui ne sont pas fondés de légitimité qui parlent plus que ceux qui sont fondés de légitimité, ceux qui n’ont pas d’information c’est ceux qui parlent plus que ceux qui ont des informations », à terminé Dansa qui conclu en ajoutant que si l’opposition ne venait pas vers la société civile, ce serait à la société civile d’aller vers l’opposition.

ALPHA Mamadou Bobo Balde

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