Doyen Souleymane Diallo sur les pics d’Alpha Condé : « la Guinée devrait dégringolée encore beaucoup plus … »

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Offusqué par le classement de la Guinée dans le dernier rapport de Reporter Sans Frontière (RSF), le président Alpha Condé accuse plutôt les journalistes de son pays d’être ceux qui donnent une mauvaise image de la Guinée à l’international. Réagissant sur ce rang qu’occupe la Guinée, Doyen Souleymane Diallo, représentant  RSF, dit à qui veut l’entendre qu’il n’est pas là pour l’image du pays. Mais plutôt que son travail consiste à faire qu’il ait une exactitude entre les faits et sa parole.

Inutile de rappeler que la position qu’occupe la Guinée dans le nouveau rapport 2018 établit par RSF est loin d’être du goût des autorités du pays. Et le premier à s’en offusqué,  c’est bien sûr le président Alpha Condé. Qui à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, n’a pas caché sa colère en jetant dévolu sur les journalistes guinéens qu’il accuse de complicité vis-à-vis de la place qu’occupe la Guinée dans ce classement.

D’entrée de jeu, le Doyen Souleymane Diallo, fondateur du groupe Lynx-Lance, et Le représentant de Reporter Sans Frontière (RSF) en Guinée, tient d’abord précisé  que : « Reporter Sans Frontière parle, écrit et réagit lui même. Il n’y a pas de représentant dans les pays qui sont habilités de répondre en son nom ». S’exprimant à titre personnel sur les pics du président Alpha Condé accusant la presse guinéenne de complicité du classement de la Guinée dans le rapport RSF 2018. Pour le Doyen Souleymane Diallo, « il n’y a pas de complices, parce qu’il n’y a pas de fautes ».

De son avis ce classement reflète le minimum, car selon lui, « la Guinée devrait dégringolée encore beaucoup plus. Parce que dans le processus de classement, il y a des pondérables, ce sont ceux-là qui ont joué en faveur de notre pays. Sinon la Guinée aurait dégringolée beaucoup plus. Et je suis de cœur avec RFS que la Guinée a dégringolé », martel-t-il chez nos confrères d’Espace FM.

Poursuivant, il souligne que : « c’est lamentable pour le chef de l’Etat de dire qu’il n’y a pas de journaliste en prison. Depuis 2010 avant l’arriver d’Alpha Condé au pouvoir, la Guinée avait décriminalisé les délits de presse. La loi a été adoptée, promulguée et appliquée. Je ne vois pas comment un journaliste peut être en prison. Je le dis ici qu’aucun journaliste ne doit être en prison pour ce qu’il écrit. Mais ce n’est pas non plus un super citoyen. Il y a d’autres façons de le punir en cas de faute grave ».

Parlant des critères établis par RFS dans l’élaboration de son rapport annuel sur la liberté de la presse à travers le monde. Le doyen Souleymane Diallo, déclare qu’il y a une cinquantaine de critère. Mais pour le cas spécifique de la Guinée, dit-il, « j’ai pesé lourd dans le classement et j’en suis fier. Parce qu’à mon sens, c’est le minimum dans la dégringolade du pays. Quand on cherche en Guinée un complice dans l’élaboration de ce rapport. Je dis ne cherchez plus, car c’est moi ».

Avant de conclure en ces termes : Je ne suis pas là pour l’image du pays. Mais mon travail est de faire en sorte qu’il y ait une exactitude entre les faits et paroles  ».

 

Mohamed Barry

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