Diabète et Ramadan : Comment gérer le diabète pendant ce mois ?

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En cette période du mois saint de ramadan, nombreux sont ces musulmans qui souhaitent accomplir dans de bonnes conditions ce 4ème pilier de l’islam. Les personnes atteintes du diabète n’en font pas exception, même si cette maladie les empêche à faire certaines activités, elles souhaitent observer le jeun durant ce mois. Dr Sangaré Maïmouna Bah, Présidente de l’Association Guinéenne d’Education et d’Aide aux Diabétiques AGJEAD précise qu’il faut personnaliser le conseil.

« Chaque malade doit être personnalisé et écouté. Le médecin doit recevoir la personne diabétique avant le mois de ramadan, il regarde si la glycémie est bonne ou pas, lui préparer et savoir s’il est équilibré. Si l’alimentation est correcte, voir son poids, s’il suit l’exercice physique. S’il a l’habitude de prendre un comprimé le matin et le soir, il le conseille de prendre le comprimé en coupant. Au cas contraire, le malade ne doit pas risquer sa vie, il peut mettre à côté ce qu’il doit manger pendant la journée accompagné d’une somme d’argent et donner aux personnes démunies » recommande-t-elle.

Dans un document élaboré par l’AGJEAD, il est recommandé aux personnes atteintes de diabète de suivre quelques règles notamment « consommer du blé, de la semoule et des haricots lors du souhour avant de commencer le jeun car ces aliments contiennent du sucre lent. Maintenir le niveau d’activité physique habituel pendant le jeun. Rompre le jeûne et demandez conseil au médecin quand vous vous trouvez dans l’un des cas :l’hypoglycémie et l’hyperglycémie » suggère-t-elle.

La spécialiste notifie que les dernières statiques de diabétique en Guinée est de 5,5 à 6%, un taux qui est élevé dans la mesure où 75% de la population reste ignorée. Elle invite ainsi le ministère de tutelle de faire autant que possible des dépistages systématiques. Les signes du diabète sont d’ordres cardinaux précise-t-elle.

« Ils ont soif, urinent et mangent beaucoup, ils sont maigres et très fatigués. Certains malades viennent en coma, d’autres c’est une plaie. Chez la femme, elle se gratte et a une infection génitale pour laquelle les antibiotiques n’arrivent pas  à gérer » explique-t-elle.

Crée depuis le 30 août 2000, l’AGJEAD qui fédère plusieurs associations de l’intérieur du pays se trouve dans la fédération Internationale de Diabète qui a en sons sein plus de 200 pays. L’objectif de cette association est de voir comment éduquer les malades pour qu’ils acceptent facilement leur maladie, les renseigner, les former car c’est une maladie à vie. En outre, elle a pour mission de regrouper les malades pour qu’ils soient mieux écoutés auprès de l’autorité mais surtout aider le ministère de la santé en vue d’une gestion de proximité.

Hassatou Lamarana Bah

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