Destitution de Kèlèfa Sall : Sidya Touré s’en prend à une décision d’Alpha Condé qui ‘’dévalue’’ notre pays

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Les réactions se multiplient suite à la publication du décret du chef de l’Etat confirmant Mohamed Lamine Bangoura, récemment élus par ses pairs dans les fonctions du président de la cour constitutionnelle, en lieux et place de Kèlèfa Sall, destitué quelques jours plutôt par les huit (8) conseillers frondeurs de la haute instance juridique du pays.
Pour Sidya Touré, aujourd’hui en Guinée il y a une volonté de muscler toutes les institutions nationales du pays de la part du régime d’Alpha Condé. « Je suis contre le faite qu’on puisse nommer le président de la cour constitutionnelle sur des bases qui ne sont pas légales et juridiquement fondées. Ce qui est clair aujourd’hui en Guinée il y a une volonté de caporaliser toutes les institutions du pays » dénonce-t-il d’entrée.
Mais pour le président de l’UFR c’est dommage que cette décision du président Alpha Condé intervient alors que le peuple de Guinée a célébré comme un seul homme l’an 60 de l’accession de la Guinée à la souveraineté. « Nous sortons d’une fête de 2 octobre où le peuple de Guinée s’est illustré comme un seul homme et nous appelons tous les guinéens à se lever contre cette décision illégale. Je pense qu’il était de la responsabilité du président de la République d’attendre que la cour suprême se prononce avant de prendre cette décision illégale qui viole les lois de notre pays. Aujourd’hui la question qu’on doit se poser est celle de savoir comment nous pouvons nous organiser pour faire barrage à l’Etat dans ses démarches inavouées ? » S’interroge-t-il.

Parlant de la procédure à suivre, selon Sidya Touré, la crise à la cour constitutionnelle se règle à la cour suprême car c’est elle qui est compétente en la matière. C’est pourquoi dit-il, le décret du président pris pour destituer Kèlèfa Sall n’a pas de sens. Car il souligne que, « le président de la cour constitutionnelle n’est pas un directeur de service qui est nommé par un décret ou qui est révoqué par un décret de ses fonctions. La procédure qui est prévue a été violée de manière totalement illégale. M. Kèlèfa peut être n’est pas propre mais il a été envoyé à la cour constitutionnelle pour examiner la constitutionnalité de nos lois et c’est ça son travail alors s’il n’a pas faillie à cette mission le reste on pouvait gérer ».

Attendant donc la réplique des forces vives de la nation, Sidya Touré, signe et persiste « nous ne pouvons pas accepter cette décision ni juridiquement ni politiquement car cela dévalue notre pays ».

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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