Défiant le gouverneur de Conakry, Elie Kamano se retrouve à la PM3 de Matam

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La marche pacifique qu’avait prévue Elie Kamano et Cie n’a finalement pas eu lieu ce lundi 17 juillet à Conakry. Très tôt déjà, des dispositions sécuritaires étaient mises en place pour arrêter le raggaeman et son mouvement. Au moment où nous mettons cet article en ligne, l’artiste et futur candidat à l’élection communale se trouve dans les mains du PM3 de Matam.

Le weekend dernier, le gouverneur de la ville de Conakry, n’avait pas autorisé la marche pacifique du reggaeman Elie Kamano prévue pour ce 17 juillet. Tôt ce matin, des policiers et gendarmes étaient déjà au rond-point de la Tannerie (Matoto) pour stopper cette marche. Du coup, certains manifestants ont été appréhendés puis libérés comme nous explique Oumar Sylla, Président du mouvement ‘’Jeune Président 2020’’, membre du mouvement ‘’Le peuple n’en veut plus’’.

« On s’est rassemblé depuis Cosa pour rallier la Tannerie, on a trouvé une dizaine de pickup avec des policiers et des gendarmes qui nous attendaient. On avait nos tee-shirts et nos pancartes où c’est écrit ‘’A Bas l’injustice’’,  ‘’A bas la corruption’’, ‘’Halte aux promoteurs d’un troisième mandat’’. Ils sont venus de force pour nous arrêter, c’est ainsi que nous sommes montés de force dans leurs véhicules respectifs. Une fois dans les véhicules, ils ont fait le tour au niveau du camp Alpha Yaya, ils ont voulu nous amener au PM3 mais il y’avait trop d’embouteillage. Par après, ils nous ont ramené là où ils nous ont pris. C’est ainsi le nommé RAMBO a effectué un appel en disant en malinké ‘’yé billa ?’’ (laissez-les), puis il nous a dit d’enlever tous les tee-shirts qu’on portait avec les différents messages sinon il allait nous envoyer, c’est ainsi que nous avons enlevé et laissé nos pancartes et banderoles » narre-t-il.

Pour le cas d’Elie Kamano et autres activistes, M. Sylla précise. « Elie Kamano, Ahmed Sékou Traoré, et Barry, les gendarmes nous ont dit que ce sont les policiers qui les ont envoyés. Quand je suis venu pour demander, le commandant m’a mal parlé. Il a dit que cette affaire ne relève pas d’eux mais de leur hiérarchie » rajoute-t-il.

Cependant, des contre-manifestants ont eux aussi rallié les lieux pour empêcher le reggaeman et son staff de faire leur marche, car selon eux, elle n’est pas autorisée.

« Nous sommes dans un pays démocratique, une manifestation est un droit pour tous. Elie dit qu’il ne passe par aucune autorité même communale pour faire une manifestation, s’il veut manifester, il doit demander l’autorisation. Il ne peut pas se lever pour dire qu’il ne passe par aucune autorité et venir semer la pagaille ici, nos mamans et nos frères sont là. Nous n’accepterons aucune pagaille à Matoto. On se connait, et par conséquent s’il vient pour semer la pagaille, il va nous trouver sur son chemin » prévient Robert Faya Kourouma, jeune leader à Matoto.

Il faut signaler, qu’aucune autorité n’a voulu répondre aux questions des journalistes. Joint au téléphone, Elie Kamano a précisé qu’il était à la DPJ de Matam avec son avocat. Aux dernières nouvelles, l’artiste serait désormais à la DPJ de Kaloum.

Hassatou Lamarana Bah pour Kalenews

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