Dabola : Des jeunes protestent contre l’inaction et le non respect des engagements contractuels…

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C’est une journée plutôt agitée qui s’annonce dans la préfecture de Dabola. Des jeunes de cette localité expriment leur colère dans la rue, en signe de protestation contre la fermeture de l’huilerie de Dabola, la seule unité industrielle implantée sur place qui emploie un nombre important  des jeunes.   

Depuis quelques jours d’ailleurs, la ville de Dabola est en ébullition suite à des manifestations de colère des jeunes de la localité qui dénoncent ainsi l’inaction et le non respect des engagements contractuels des autorités locales et étatiques dans le cadre du fonctionnement de cette unité industrielle.   

Joint au téléphone, Sayon Traoré, l’un des meneurs de la marche de protestation contre la fermeture de l’huilerie de Dabola, nous confie ceci : « Jusqu’à présent nous n’avons pas trouvé de solution à nos revendications. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous de faire attendre sur la nationale Conakry-Kankan en barricadant des routes pour que notre message soit attendu pour les autorités au haut niveau.Si cette usine ferme Dabola perd tout. Car tout ce que la ville de Dabola possède maintenant. Nous allons nous battre jusqu’à ce que cette usine reprenne. S’il y a quelqu’un qui doit partir, ce sont eux. Mais pas la jeunesse de Dabola ».   

Interrogé sur la fermeture de cette usine, Boubacar Barry, ministre de l’industrie et des PME, indique d’entrée que l’usine de Dabola a été privatisée sur la base d’une convention établie entre l’Etat et des partenaires privés en 2011. Et qu’à travers cette convention, les actifs de l’usine ont été cédés à 100% à ses partenaires. Aujourd’hui, l’Etat n’a aucune action dans cette usine.

Cependant, précise-t-il, « Dans la convention signée, l’Etat guinéen s’est engagé à créer les conditions pour favoriser la production agricole. Pour que nos paysans puissent pouvoir approvisionner l’industrie en matière première. Et la première matière que cette usine a besoins, c’est l’arachide. Mais c’est là où y’a eu défaut. Car l’entreprise n’a pas eu la possibilité d’avoir le minimum requis en termes de matière première pour pouvoir faire fonctionner l’unité industrielle. Donc, la matière première n’existant pas, l’unité industrielle s’est arrêtée »,  a déclaré ce lundi 21 mai 2018, le ministre de l’industrie dans les Grandes Gueules sur Espace.

Poursuivant, Boubacar Barry, estime qu’il faut que les gens sachent  que cette unité industrielle appartient à 100% à nos partenaires privés qui sont installés en Guinée. Mais pour autant il souligne que son département n’a jusqu’à présent été saisie  de la fermeture de l’unité industrielle. 

Maintenant qu’il est informé de la situation que prévaut au sein de cette usine, le ministre Boubacar Barry, annonce que son département va prendre à bras le corps cette crise en prenant des décisions qui s’imposent dans les jours à venir.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

 

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