Crise de Boké : « la violence salit les causes justes… » Khalifa Gassama Diaby

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Le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby a rencontré ce lundi dans les locaux de son département, les représentations diplomatiques résidentes en Guinée. La démarche vise à faire un point sur les préparatifs de la deuxième édition de la SENACIP. Le ministre Diaby a été interpellé par ses hôtes sur la crise qui sévit à Boké.

Deux morts et plus de 70 blessés, c’est le triste bilan des évènements survenus ces derniers jours à Boké. Réprimés par les forces de l’ordre, les jeunes ont usé de la violence pour réclamer le retour de la desserte en courant électrique, après 10 jours de coupure.

A l’occasion de son entretien avec les ambassades représentées en Guinée, le ministre Diaby a été interpellé sur la situation de Boké par l’ambassadeur d’Iran.

« …la violence salit les causes justes. »

Répondant aux inquiétudes de ce diplomate, le MUNC rappelle que la position du ministère reste inchangée sur la question de manifestation : « nous avons toujours la même position. Nous pensons que dans un système qui se veut démocratique, la liberté pour les gouvernés d’exprimer leur mécontentement est une liberté importante. Ça c’est le principe. » Par contre poursuit-il, « ce que nous trouvons regrettable dans notre pays, c’est la question de la violence. Et nous n’avons cessé de transmettre ce  message à nos compatriotes. Car même pour les causes justes, la violence salit les causes justes. »

« Nous condamnons toutes les formes de violences »

Pour éviter ces genres de scénarios dans le futur, Khalifa Gassama Diaby conseille aux gouvernants le respect de la parole publique. « Nous condamnons toutes les formes de violences, d’où qu’elles viennent. Parce que ce qui leur (les citoyens, ndlr) donne cette liberté ; le principe démocratique, est le même qui leur interdit la violence… Il est aussi important de rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens pour permettre à ce que, lorsqu’il y a des crises, nous puissions les régler. Il faut veiller à ce que, lorsqu’une parole publique est donnée, que nos concitoyens puissent y croire. »

Le chef du département l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, cette rupture de confiance entre l’Etat et les citoyens est un problème réel pour la démocratie et la paix.

Alpha Mady TOURE

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