Crise à la Cour Constitutionnelle : L’UFR condamne la démarche des 8 conseillers et dénonce le recule de la démocratie

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Le responsable de la communication de l’UFR invité de l’émission Face à l’Info ce lundi sur Nostagie-Guinée, a également accordé un entretien à Mamoudou Diallo de la rédaction politique. Ahmed Tidiane Sylla a, au nom du parti, condamné la tentative de destitution de Kèlèfa Sall à la tête de la plus haute juridiction du pays.  

 

Huit conseillers de la Cour Constitutionnelle tentent de destituer le président Kèlèfa  Sall.   A l’UFR, comment vous réagissez à ces remous ?

Nous déplorons cela.  Nous ne voulons pas que cela arrive parce que c’est une situation de non droit qu’on est entrain de préparer. Comme l’ont dit certains, c’est  un coup d’Etat constitutionnel. La Cour Constitutionnelle c’est le socle de toute démocratie ; c’est une institution qui veille sur la constitutionnalité des lois. Par exemple, quand les mandats des élus arrivent à terme, c’est cette institution qui constate cela.  Donc pour cela, je crois que dans notre pays nous avons besoin d’une forte démocratie ;  nous avons besoin de renforcer notre démocratie, nous avons besoin de l’alternance pour qu’on puisse aller de l’avant. Toute attitude visant à déstabiliser cette institution nous sommes contre cela à l’UFR.

Alors quelle leçon tirez-vous de  ce ‘’remue-ménage’’ institutionnelle 

Bon nous observons cela comme un recul démocratique dans la mesure où il y a 10 à  11 ans de cela, vous savez comment les guinéens se sont battus pour avoir cette institution pour qu’il y’ait une démocratie, pour qu’il y ait des élections libres et transparentes. Vous vous rappelez des événements de janvier  2007 ici ? Des évènements du 28 septembre 2008 ? Des gents ont perdu la vie, des gents  ont été violentés, des femmes même violées…. Il ya  eu beaucoup de sacrifices pour qu’on arrive à un Etat démocratique,  pour qu’on parvienne  à des élections, pour qu’on puisse faire en sorte que les civils arrivent au pouvoir.  C’est un acquis aujourd’hui. En 2010 nous avons eu l’une des élections libres et transparentes en Guinée. C’est de là que le président de la république Alpha Condé a été élu et huit ans après aujourd’hui,  il ne faut pas qu’on constate un recule. La Guinée a besoin d’une institution forte.  C’est ce qui peut amener le pays de l’avant.

Avec ce qui se passe à la Cour Constitutionnelle, peut-on penser désormais à  l’idée d’un troisième mandat ?

Ben écoutez !  Nous attendons à ce que les gens se prononcent sur ça.  Mais en attendant,  quand nous voyons ce qui se passe, je crois les guinéens commencent à comprendre ce qui se trame, comme vous l’avez tantôt dit. Il ya la presse qui se demande, la société civile est aujourd’hui  entrain de se lever comme ça, les acteurs politique également et tout le monde…. Personne ne veut que tout ce que nous avons obtenu par le combat, par beaucoup de sacrifices, que quelques huit conseillers par des manipulations remettent ça en cause.

D’ailleurs, on nous apprend que parmi ces huit conseillers, trois ne remplissent pas le critère d’âge et que le contexte dans lequel ils ont pris cet arrêt est complètement illégal. Aujourd’hui, on appelle même des juristes qui interpellent la population à porter plainte contre ces huit conseillers  qui veulent vraiment nous envoyer dans une situation de non droit. Je crois qu’il faut déplorer  cela. La Guinée n’a pas besoin de ça. Nous avons besoin d’alternance, nous avons besoin d’être félicités, d’être regardés aussi par les autres nations. Nous voulons aussi être une référence en termes de démocratie. Voilà, je crois qu’il faut empêcher cela.

Un appel à l’endroit de ces huit conseillers, auteurs de cette tentative de destitution  du président  la Cour Constitutionnelle ?

Il faut qu’ils pensent qu’ils sont entrain de jouer avec le destin de la Guinée. La Guinée c’est plus de 12 millions d’habitants.  Il ne  faut pas qu’ils prennent une mauvaise  décision qui va nous envoyer vers le chao, vers une situation de non droit.   La Guinée n’a pas besoin de ça. Nous avons trop souffert. Dans quelques semaines, nous allons fêter 60 ans de l’indépendance de notre pays. Quand on a 60 ans c’est qu’on est vieux,  on est pas jeune.  La guinée a besoin d’autre chose. Nous voulons avoir une démocratie même si elle n’est pas parfaite mais une démocratie pour qu’on puisse tourner vers autre chose, vers des actions de développement, de gouvernance et chercher à améliorer les conditions de vie des guinéens. C’est ce dont on a besoin.  On a plus besoin de continuer de se battre pour le respect de la loi et de la démocratie.

Kalil Camara (STG) 628879766 

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