Conakry : Des réactions après la condamnation des enseignants avec sursis suite au sit-in du 22 novembre à Kaloum

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6 mois de prison avec sursis. C’est la sentence prononcée par le tribunal de première instance de Kaloum contre les enseignants grévistes arrêtés lors du sit-in du jeudi, 22 novembre dernier dans les rues  Kaloum. Le jugement a été rendu ce lundi, 26 novembre.

Ils sont au total  six enseignants manifestants à écoper de cette peine.  Selon Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, ces enseignants n’ont commis aucune infraction qui  mérite une arrestation à plus forte raison une condamnation. « Ce qu’il faut dire est que nos camarades ne méritent aucune arrestation puisqu’ils n’ont fait preuve d’aucune violence. Ils n’ont fait qu’exprimer leur sentiment de frustration aux autorités compétentes qui ont indument gelé leurs salaires. Chose qui est contraire à la loi»,  a-t-il déclaré au micro de notre consœur de la radio Nostalgie, Aicha Barry.

Malgré cette condamnation, Yené Joseph Traoré, enseignant chercheur, ne compte pas baisser les bras. Il estime que les enseignants devraient se battre contre cette violation des lois par le gouvernement : « Notre arrestation devant le MENA (Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation), nous irons jusqu’au bout. Nous voudrons que le gouvernement lui-même soit le premier à respecter la loi dans notre pays. Si vous regardez dans la loi L 028 qui régit le statut des fonctionnaires, ce n’est écrit nulle part que cette loi est le complément du code de travail. Ce n’est écrit nulle part qu’il faut geler le salaire des grévistes et ce n’est écrit nulle part aussi qu’il faut remplacer le gréviste par un autre travailleur. Mais le gouvernement est en train de violer tout cela. En plus de cela, on fait des intimidations, des arrestations arbitraires et même des menaces. Donc nous irons jusqu’au bout. Pas de recul ».

 

Plus loin, Aboubacar Soumah renchérit : «Nous, en tant qu’enseignants chargés de défendre les droits des enseignants, nous nous battrons jusqu’à l’obtention des principales revendications qui sont, n’est-ce pas,  une proposition concrète, substantielle et constante qui peut faire en sorte que les enseignants sortent de la souffrance dans laquelle ils vivent ».

Kalil Camara(STG) 628879766

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