Cas Paul Moussa Diawara et Sékou Camara : « Que ça soit un processus continu et permanant », dixit Mamadou Taran Diallo

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C’est un signal fort lancé par le gouvernement de Dr Kassory Fofana, dans le cadre de la lutte contre les détournements des fonds publics et la malversation financière en Guinée.

En effet, Paul Moussa Diawara et Sékou Camara, respectivement directeurs généraux de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) et de l’Office Guinéen des Chargeurs (OGC), ont été démis de leur fonction pour mauvaise gestion, suite à un décret  sur proposition du premier ministre, selon  nos informations.

S’exprimant sur cette actualité qui sonne comme étant un premier acte fort dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, Mamadou Taran Diallo, de Transparancy International Guinée,  estime qu’il faut insister sur le processus pour éviter que l’opération ne soit un coup d’éclair. « On peut dire oui que c’est un signal dans la lutte contre les détournements des deniers publics. C’est un processus qui n’aurait jamais dû s’interrompe. Maintenant, il faut insister sur le processus afin que l’opération ne soit pas un coup d’éclair. Mais que ça soit un processus continu et permanant » souhaite-t-il.

Sur l’analyse qu’il fait de l’initiative déclenchée par le nouveau PM dans la lutte contre la corruption, l’activiste de la société civile guinéenne indique: « Tout détenteurs de pouvoir public ou tout gestionnaire de fonds publics doit être évalué, contrôlé et sanctionné en fonction des résultats. Mais, c’est ce processus qui n’est pas fonctionnel depuis un  certains temps dans notre pays », déclare-t-il dans les GG sur Espace.

Sinon, précise Mamadou Taran Diallo, « Quand vous êtes bénéficiaire d’un budget de l’Etat, l’on doit produire un rapport annuel. Alors, on peut procéder de deux manières : Il y’a les rapports d’activités parce que vous êtes soumis à une obligation de compte rendu. La deuxième, c’est qu’en dehors de ce rapport d’activités, on peut vous contrôler de façon inopinée par des inspections d’Etat ».

A signaler qu’en dépit de leur limogeage, ces deux premières ‘’victimes’’ de la grande croisade annoncée par le premier ministre contre les prévaricateurs et autres fossoyeurs de l’économie guinéenne, font également objet d’une poursuite judiciaire pour malversation financière.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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