Bantama Sow : « Le patrimoine des percussions occupe la première place dans le concept de la culture »

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Le Centre International des Percussions a procédé ce vendredi, 9 mars 2018, à la présentation des résultats de l’inventaire du patrimoine des percussions guinéennes. Cette première en Guinée, est une manière de relancer et de valoriser l’ensemble des réalisations tangibles et exceptionnelles du riche patrimoine des percussions nationales à travers l’histoire de ses communautés.

Après trois (3) mois d’enquêtes et de travaux à travers le pays, le projet sur l’inventaire du patrimoine a permis la collecte, la transcription, le traitement et la fixation d’une base de donnée domiciliée au Centre International des Percussions. Ceci par la mise à disposition des informations sur 126 rythmes, 126 danses, 30 masques dont certains sont sacrés, 30 types d’instruments de percussions. 

Après avoir remercié le gouvernement à travers le département en charge de la culture pour ses efforts dans la mise en œuvre du projet portant sur l’inventaire du patrimoine des percussions guinéenne, Amine Touré, directeur du Centre International des Percussions (CIP), nous a confié ceci :«Cces résultats portent sur des informations de nos danses, nos masques, nos percussions et rythme de la Guinée ». 

Sollicitant l’appui du ministère de la culture et du patrimoine histoire dans son combat de conservation et valorisation du patrimoine des percussions nationales, le directeur du CIP a mis l’occasion à profit pour solliciter du chef du département de la culture, des sports et du patrimoine historique M. le ministre entre autres : la relance du concours national de percussion et de la biennale internationale de percussion, la poursuite de ce projet d’inventaire du patrimoine des percussions guinéennes, et l’obtention d’un véhicule pour la direction du Centre Internationale des percussions. La Guinée, patrimoine légendaire du Djembé, est l’un des rares pays de l’Afrique à procéder à plus de 60 ans d’histoire de percussion. Malgré cette reconnaissance mondiale, dit Sanoussy Bantama Sow, ministre de la culture, « Notre pays ne disposait jusque là d’aucune donnée fiable sur ce patrimoine. Cependant, le patrimoine occupe rationnellement la première place dans le concept de la culture. Il est le moins des réalisations palpables du passé de nos communautés, le témoignage d’un niveau d’exercice de leurs activités, de leur intelligence et de leur savoir faire. De sorte que certains n’ont pas résisté à la tentation de qualifier de peuplade les populations qui ne disposent pas d’informations sur leur patrimoine ». 

C’est pour donc combler ce vide incompréhensible que le ministre de la culture a décidé de faire l’inventaire du patrimoine lié aux percussions guinéennes. « Pour garder vivant ce patrimoine, le travail de conservation sera accompagné par un programme de promotion et de valorisation », a annoncé Bantama Sow.

Mohamed Barry

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