Aboubacar Soumah à Kassory Fofana : « On ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire… »

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S’expriment sur la crise sociale que traverse le pays, le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, à l’ occasion de la présentation de son bilan après 100 jours passés à la tête du gouvernement guinéen, déclare qu’il est impossible pour l’Etat d’accorder huit (8) millions aux enseignants comme salaire. Cette sortie médiatique du chef du gouvernement suscite des réactions dans la cité.

Réagissant à ces propos du premier ministre dans les  Grandes Gueules, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG indique : « Nous nous restons dans les principes de la  négociation car on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire.  A  partir du mouvement où le gouvernement nous a appelés à une négociation, nous nous attendons à un résultat sur le point concernant les 8 millions. Notre protocole est très clairs : ouvrir les négociations autour des 8 millions afin d’obtenir coute que coute quelques chose sur les 8 millions », indique le syndicaliste.

Pour lui le secrétaire général du SLECG, le gouvernement ne peut pas appeler les acteurs du mouvement syndical à une négociation autour des 8 millions et que par la suite qu’il s’offusque de respecter les principes de la négociation.

Sur la question de savoir si l’obtention des 8 millions est une condition pour la réouverture des classes pour la session 2017-2018, Aboubacar Soumah souligne : « Nous n’accepterons pas que la réouverture des classes soit effective pour le 15 septembre parce que les enseignants ne sont pas dans les bonnes dispositions. Les enseignants ne peuvent pas aller à l’école tandis que leurs enfants sont à la maison par faute de fourniture scolaire. C’est pourquoi nous avons demandé que la date de la réouverture des classes soit reportée au 3 octobre.  C’est une manière de permettre aux parents d’élèves et aux  enseignants de mieux se préparer pour une bonne rentrée ».

Pour la suite à donner à  la position du premier ministre Kasssory Fofana,  portant sur les négociations autour des 8 millions, Aboubacar Soumah reste ferme sur la question. « Nous nous sommes sur la table des négociations. Si toute fois le gouvernement adopte une position telle que dit par le premier ministre, nous allons nous référer à la base pour prendre la décision qui s’impose », prévient le secrétaire général du SLECG.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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