Education : la FSP se désolidarise de la SLEG pour la tenue de la grève le 13 Novembre

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Depuis qu’Amadou Kourouma est aux affaires, des négociations entre le ministère de l’enseignement pré-universitaire et les syndicats sont encours pour améliorer les conditions de vie des enseignants. Ne voyant pas une avancée dans les négociations, le Syndicat Libre des Enseignants chercheurs de Guinée(SLEG) a annoncé ce 04 novembre, de déclencher une grève le 13 novembre prochain sur toute l’étendue du territoire. Une annonce qui ne fait pas l’unanimité.

Au début, tout semblait faire croire que la grève émaille de l’intersyndical FSP (Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education) et SLEG (Syndicat Libre des Enseignants chercheurs de Guinée). Faux, rétorque Ibrahima Kader Camara, directeur de l’école primaire d’Aviation et premier secrétaire de la FSP à Matoto. « Ce n’est pas l’intersyndicale qui veut organiser cette grève, c’est une minorité de personnes du SLEG », dit-il.

L’acteur principal de cette démarche serait Abacar Soumah, un des syndicats du SLEG qui a récemment refusé de siéger à la DPE dont il était appelé à diriger, et qui verra son salaire se faire suspendre. Ce syndicaliste tranche en la faveur du département de tutelle : « On n’a pas à demander l’avis des enseignants. On a des écoles à l’intérieur qui chôment. C’est au ministre de voir où il y’a besoin. Mais tout le monde veut rester à Conakry ».

Aucours des négociations, l’État guinéen s’est engagé à respecter la principale revendication des syndicats. Il s’agit d’une augmentation de salaire de 40% qui sera répartie comme suit: 10% en février 2018 et 10% en octobre 2018, 10% en février 2019 et 10% en octobre 2019. La FSP accuse le bureau national syndicalde s’immiscer entre elle et le SLEG, et en particulier les enseignants qui tendent à la retraite souhaitant bénéficier de cette revalorisation. Elle amène les porteurs de ce mouvement à revenir à de meilleurs sentiments. « Nous projetons une réunion à laquelle nous comptons inviter nos collègues du SLEG de la même commun, faute de quoi la grève serra un échec. Nous avons des militants derrière nous qui nous écoutent et qui nous respectent, et nous n’allons jamais accepter que cette grève ait lieu », prévient-il.

Depuis quelques temps, le système éducatif guinéen va de mal en pis. Tantôt c’est le département de l’enseignement supérieur qui rencontre des problèmes avec la non-orientation des bacheliers dans les universités privées, d’autres fois c’est celui du pré-universitaire avec ces i grèves qui pourraient perturber l’évolution des cours.

 

Hassatou Lamarana Bah

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